24/11/2021

L’automne 2021 connaît une situation sanitaire vis-à-vis de l’influenza aviaire TRÈS préoccupante. Les premiers cas dans la faune sauvage et les premiers foyers ont été détectés précocement dès septembre (en France dans les basses-cours à cette date).

Depuis quelques semaines, l’épizootie semble s’emballer et le nombre d’oiseaux sauvages trouvés morts dans le couloir de migration qui traverse le nord de la France et longe ensuite le littoral atlantique augmente exponentiellement.
Application des mesures de prévention suivantes sur l’ensemble du territoire métropolitain, du fait du passage en risque « élevé » :
Mise à l’abri des volailles des élevages commerciaux et la claustration ou mise sous filet des basses-cours ;
Interdiction de l’organisation de rassemblements et de la participation des volailles originaires des territoires concernés : cela concerne notamment les marchés aux volailles vivantes qui sont désormais interdits ;
• Conditions renforcées pour le transport, l’introduction dans le milieu naturel de gibiers à plumes et l’utilisation d'appelants ;
• Interdiction des compétitions de pigeons voyageurs au départ ou à l'arrivée de la France jusqu’au 31 mars ;
• Vaccination obligatoire dans les zoos pour les oiseaux ne pouvant être confinés ou protégés sous filet.

Ces mesures sont accompagnées d’une surveillance clinique quotidienne dans tous les élevages (commerciaux et non commerciaux). Elles ont pour but de protéger les volailles domestiques d'une potentielle contamination.
Les modalités de mise à l’abri ont été adaptées afin de prendre en compte les conditions de production, notamment pour les élevages plein air. Ces adaptations ont pour objectif d’assurer un haut niveau de protection vis-à-vis du risque d’introduction du virus dans les élevages.

D’une manière générale, et même si l’influenza aviaire n’est pas transmissible à l’Homme par la consommation de viande de volailles, œufs, foie gras, et tout produit alimentaire :
• L’ensemble de la population doit éviter de fréquenter les zones où stationnent des oiseaux sauvages, y compris en leur absence, du fait de la possible présence de virus dans les fientes et les sols souillés.
• Tout contact avec les oiseaux sauvages, morts ou vivants, est à proscrire de manière à éviter tout risque de diffusion de la maladie dans les élevages. En cas de contact, un nettoyage et une désinfection approfondis doivent être appliqués. Toute découverte d’un cadavre animal doit être signalée aux autorités ou au vétérinaire.

En savoir plus sur le site du Ministère de l'Agriculture : https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-la-situation-en-france